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Après de longues tractations avec les autorités militaires et l’Armée de l’air, nous eûmes finalement le bonheur d’être merveilleusement accueillis sur la Base aérienne de Creil, en région parisienne. Un premier essai privé nous montra que la piste n’était pas d’une absolue platitude mais qu’elle conviendrait néanmoins à nos ambitions. Il faut réaliser qu’à certaines vitesses, Satanic Machine n’étant équipée d’aucune suspension, la moindre petite bosse ou dénivellation provoque de très importantes « turbulences » pouvant générer de graves conséquences. Toujours entourés d’amis, invités et partenaires, beaucoup de journalistes et reporters assistaient pour la première fois à ce style de démonstration et la réussite fut totale. Malgré les conditions climatiques approximatives et une piste légèrement humide, les cellules affichèrent 403,4 km/h. Bingo ! Pour la première fois, nous avons bénéficié d’une très large couverture médiatique : quotidiens nationaux, reportage de Michel Chevalet dans le 20 heures de P.P.D.A sur TF1, M6 Turbo… Il faut avouer que jusqu’à présent, la presse qui voyait nos activités de loin, avait plutôt l’impression qu’une petite vedette de télé s’amusait à se procurer quelques sensations fortes, mais le fait d’assister en live changea radicalement et immédiatement leur vision de notre démarche. Ils comprirent enfin le professionnalisme de la préparation technique gérée et programmée par Bob Feeler, le suivi médical assuré par l’Institut Cœur Effort Santé, la logistique militaire… Cette journée fut une immense récompense pour le tout le Team mais la grande question qui se posa d’emblée fut, « Est-il vraiment humainement possible d’aller chercher 96,6 km/h de plus pour atteindre les 500 ? ». Il faudra encore du temps pour trouver une réponse à cette question… |
1998, BASE AERIENNE DE CREIL 403,4 Km/H